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SOLUTIONS POUR UN POSTE DE TRAVAIL ADAPTÉ

3. CONCEPTION DU POSTE DE TRAVAIL

SEPT PARAMÈTRES À PRENDRE EN COMPTE

avant un projet pour un aménagement optimum des espaces de travail dans tous les secteurs d'activité :

  • Accès et circulation
  • Communications
  • Contraintes de temps
  • Nuisances physiques et chimiques
  • Informations
  • Manutention et efforts
  • Dimensionnement et postures.

CONSEILS PRATIQUES POUR L’AMÉNAGEMENT DU POSTE DE TRAVAIL

La posture de travail

Aucune posture de travail n'est "neutre". Une "mauvaise" posture (torsions du corps, inclinaisons, déséquilibre) n'est pas adoptée "librement" par l'opérateur mais par l’environnement et ces composants. La posture est donc une des composantes de la charge de travail qui influe sur la pénibilité de la situation.

Toute déviation par rapport à la position "idéale" va entraîner une augmentation de la dépense énergétique et, à plus ou moins long terme, des raideurs et douleurs du dos, du cou, des bras selon la posture adoptée. La posture peut avoir des conséquences pathologiques, en cas d'efforts importants effectués dans une posture défavorable.

Les dimensionnements des postes de travail

L’objectif et d’optimiser les éléments et éviter les dysfonctionnements connus. Lorsque les dimensions d'aires de travail, les outils, les machines et les forces a exercer, sont choisies empiriquement, cela provoque un effort physique inutile ou exagéré, et des difficultés dans la manipulation d'objets.

Concevoir un projet d'aménagement de bureaux par exemple, c'est donc l'adapter à une population d'utilisateurs futurs et ne pas chercher à faire un produit pour « l'homme moyen » qui n'existe pas. L'acheteur tiendra compte des différentes populations. En d'autres termes si on travaillait avec des chiffres de la moyenne nationale, seul 1 % de la population serait confortablement installé dans un siège. Il faut donc rechercher des produits qui se règlent pour s'adapter aux grands comme aux petits, aux minces comme aux forts, aux femmes et aux hommes et aux différentes classes d'âge.

Le siège de travail

Le siège de travail doit être appréhendé comme un "outil de travail" à part entière : le travail assis doit être recherché chaque fois que cela est possible, des changements de posture sont essentiels pour la santé et le choix du type de siège est fonction de la posture de travail la plus fréquente (travail assis, travail debout).

Aujourd’hui on peut trouver un siège adapté à tous les secteurs d’activités (médical – industrie – commerce – atelier ) et à différentes types de taches.

Le travail sur écran

Avec la généralisation des ,nouvelles technologie travailler devant un écran est inévitable.Travailler intensivement devant un écran peut engendrer des troubles de la santé : fatigue visuelle, troubles musculo-squelettiques, stress... La prévention de ces troubles passe par un changement dans l'implantation et l'aménagement du poste, le choix d'un matériel adéquat, des modifications dans l'organisation du travail...

Le bruit

L'audition est sollicitée de façon permanente par tous les sons émis dans notre proche environnement. Le terme bruit est utilisé pour désigner les phénomènes d'acoustiques gênants, indésirables ou qui ont un effet nocif. Il peut avoir 5 grandes familles d'effets indésirables : l'affaiblissement de l'ouïe, la réaction non souhaitée du système nerveux central et autonome, l'entrave à la communication verbale ou autre, la diminution des performances et des fonctions cognitives, la gêne.

Le bruit est une nuisance qui concerne tout le monde, dans l'environnement domestique comme dans l'environnement de travail. Il est à l'origine de nombreuses surdités mais aussi d'autres pathologies (stress, fatigue...). De multiples moyens d'action doivent être mis en place sur le lieu de travail pour limiter l'exposition des salariés.

L'éclairage

Un bon niveau d'éclairement permet une bonne productivité avec notamment une baisse des erreurs, des accidents, une moindre fatigue visuelle. En plus du niveau moyen d'éclairement nécessaire, il faut absolument veiller à une bonne qualité de la lumière émise par les sources avec : une uniformité de l'éclairement, un équilibre des luminances pour éviter les éblouissements notamment.

La prise en compte de l'éclairage doit de préférence être faite dès la décision de transformer d'anciens locaux ou d'en aménager de nouveaux. En effet, le nombre, la nature et l'emplacement des luminaires dépendent de l'implantation des machines, du mobilier et de l'architecture.

L'électricité

Les installations électriques doivent être conçues et réalisées conformément aux dispositions réglementaires. Elles doivent être adaptées à l'usage de chaque local, compte tenu des risques spécifiques d'électrisation, d'électrocution, d'incendie et d'explosion…

La signalisation / signalétique / couleurs

Dans un projet de conception, des exigences sont à respecter en matière de signalisation de santé et de sécurité et de signalétique fonctionnelle. Les couleurs et les formes ont une signification en matière de sécurité ; les couleurs contribuant aussi parallèlement au confort et au bien-être au travail.

Condition physique

Une mauvaise condition physique et l'obésité qui, souvent, en résulte, contribuent également à rendre une personne plus vulnérable aux lésions musculo-squelettiques. Par exemple, une mauvaise condition physique, en particulier lorsque le poids corporel est supérieur au poids «idéal», représente une cause majeure d'épuisement et de fatigue. On reconnaît que ces facteurs peuvent contribuer à l'apparition de troubles musculo-squelettiques.

Donc, bien qu'il n'existe pas de lien direct entre une mauvaise condition physique (et peut-être le surpoids) et l'inconfort musculaire et éventuellement une blessure, il est possible de considérer une mauvaise condition physique comme un facteur de risque élevé de blessure et tout sentiment de fatigue comme un signal d'avertissement.

Dépendances occasionnelles

Contrairement à la croyance populaire, le tabagisme et la consommation de caféine ou de tout autre aliment réconfortant (le chocolat, par exemple), qui servent à réduire temporairement le stress, peuvent en fait accroître les risques de contracter une lésion musculo-squelettique à long terme.

Certains facteurs échappent parfois à notre volonté. Toutefois, si nous comprenons l'importance de ces facteurs, cela peut nous aider à reconnaître comment ils sont associés aux risques liés à nos tâches professionnelles. Tenir compte de cette information pourrait éventuellement prévenir les blessures.